Confinement jour 9 : Annonciation de la Bse Vierge Marie

La Punchline de Saint Bernard

Dans les dangers, dans les angoisses, dans les doutes,
Pense à Marie, Invoque Marie !

« Le nom de la Vierge était Marie. » (Lc 1, 27) : Sermon de Saint Bernard

Quelques mots sur ce nom de Marie, dont la signification désigne l’étoile de la mer: ce nom convient merveilleusement à la Vierge mère ; c’est en effet avec bien de la justesse qu’elle est comparée à un astre, car de même que l’astre émet le rayon de son sein sans en éprouver aucune altération, ainsi la vierge a enfanté un fils sans dommage pour sa virginité. D’un autre côté, si le rayon n’enlève rien à l’éclat de l’astre qui l’émet, de même le Fils de la Vierge n’a rien diminué à sa virginité. Elle est en effet la noble étoile de Jacob qui brille dans les cieux, rayonne dans les enfers, illumine le monde, échauffe les âmes bien plus que les corps, consume les vices et enflamme les vertus. Elle est belle et admirable cette étoile qui s’élève au dessus du vaste océan, qui étincelle de mérites et instruit par ses exemples.

Ô toi qui te vois ballotté dans le courant de ce siècle,
Au milieu des orages et des tempêtes
De manière plus périlleuse que si tu marchais sur terre,
Ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre
Si tu ne veux pas sombrer dans les tempêtes.

Si les vents de la tentation s’élèvent,
Si tu rencontres les récifs des tribulations,
Regarde l’étoile,
Invoque Marie !

Si tu es submergé par l’orgueil,
L’ambition, le dénigrement et la jalousie,
Regarde l’étoile,
Crie vers Marie !

Si la colère,
L’avarice
Ou les fantasmes de la chair
Secouent le navire de ton esprit,
Regarde Marie !

Si, accablé par l’énormité de tes crimes,
Confus de la laideur de ta conscience,
Effrayé par l’horreur du jugement,
Tu commences à t’enfoncer
Dans le gouffre de la tristesse,
Dans l’abîme du désespoir,
Pense à Marie !

Dans les dangers,
Dans les angoisses,
Dans les doutes,
Pense à Marie,
Invoque Marie !

Que son nom ne quitte pas tes lèvres,
Qu’il ne quitte pas ton cœur
Et, pour obtenir la faveur de ses prières,
N’oublie pas les exemples de sa vie.

En suivant Marie, on ne dévie pas,
En la priant on ne désespère pas,
En pensant à elle, on ne se trompe pas.

Si elle te tient par la main, tu ne tomberas pas ;
Si elle te protège, tu ne craindras pas ;
Si elle te guide, tu ne connaîtras pas la fatigue ;
Si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but :

Ainsi tu comprendras, par ta propre expérience,
Combien cette parole est juste :
« Le nom de la Vierge était MARIE » (Lc 1, 27).

Prières

Ô Vierge sainte, ma glorieuse princesse et ma bonne mère, je me réfugie auprès de vous ; laissez-moi m’abriter sous le manteau de votre particulière protection, et me protéger dans le sein de votre miséricorde.
Je vous confie mes désirs et mes espoirs, mes difficultés et mes angoisses, toute ma vie et ma mort, afin que, par votre sainte intercession et vos mérites, tous mes travaux soient dirigés selon votre volonté et celle de votre divin Fils. Ainsi soit-il.

Oratio

Deus, qui de beátæ Maríæ Vírginis útero Verbum tuum, Ángelo nuntiánte, carnem suscípere voluísti : † præsta supplícibus tuis ; ut, qui vere eam Genitrícem Dei crédimus, * eius apud te intercessiónibus adiuvémur. Per eúmdem Dóminum.

Oraison

Ô Dieu, qui avez voulu que, à la parole de l’Ange, votre Verbe prît un corps humain dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie ; accordez à ceux qui vous en supplient que, nous qui la croyons véritablement Mère de Dieu, nous soyons secourus auprès de vous grâce à son intercession. Par le même Jésus-Christ.

Antiennes

Ã. Missus est * Gabrihel Ángelus ad Maríam Vírginem desponsátam Ioseph.

Ã. L’Ange Gabriel fut envoyé à la Vierge Marie, l’épouse de Joseph.

Antienne grégorienne “Missus est”

Ã. Ecce ancílla Dómini : fiat mihi secúndum verbum tuum.

Ã. Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole.

Antienne grégorienne “Ecce ancilla Domini"

Pour le mercredi de la 4ème semaine de Carême

Préface de la liturgie Mozarabe (sur la guérison de l’aveugle-né)

Il est juste et équitable que nous vous rendions grâces, Seigneur saint, Père éternel, Dieu tout-puissant, par Jésus-Christ votre Fils, notre Seigneur.Lui qui, répandant l’illumination de la foi, a chassé les ténèbres de ce monde, et a fait enfants de la grâce ceux qui étaient captifs sous la juste condamnation de la loi.

Il est venu en ce monde pour exercer un jugement selon lequel ceux qui ne voyaient pas seraient appelés à voir, et ceux qui voyaient deviendraient aveugles : en sorte que ceux qui confesseraient les ténèbres de leurs erreurs recevraient la lumière éternelle qui les délivrerait des ombres du péché.

Quant à ceux qui, fiers de leurs mérites, pensaient avoir en eux-mêmes la lumière de justice, ils devaient, par une juste raison, s’abîmer dans leurs propres ténèbres. Enflés d’orgueil et pleins de confiance en leur propre justice, ils ne songèrent pas à chercher le médecin qui pouvait les guérir. Ils étaient libres d’entrer par Jésus qui disait : Je suis la porte pour aller au Père ; mais parce que dans leur malice ils s’enorgueillissaient de leurs mérites, ils demeurèrent dans leur aveuglement.

Nous venons donc dans l’humilité, ô Père très saint ! Ce n’est point en présumant de nos mérites que nous découvrons nos plaies devant votre autel ; nous confessons les ténèbres de nos erreurs, nous dévoilons le secret de nos consciences. Faites-nous trouver le remède à nos blessures, la lumière éternelle pour éclairer nos ténèbres, l’innocence pour purifier nos âmes. Nous désirons avec ardeur contempler votre face ; mais nos ténèbres ordinaires nous tiennent aveuglés. Nous voudrions voir le ciel, et nous ne le pouvons, ayant les yeux obscurcis par nos péchés ; nous n’avons point imité dans leur vie sainte ceux qui, à cause de leurs vertus, ont été appelés « Cieux ».

Venez donc à nous, ô Jésus ! à nous qui prions dans votre temple, et guérissez-nous tous en ce jour, vous qui n’avez pas voulu astreindre au Sabbat ceux qui opèrent vos merveilles. Nous découvrons nos blessures devant la majesté de votre saint Nom ; appliquez le remède à nos infirmités. Secourez vos suppliants, vous qui de rien nous avez créés, faites un collyre, et touchez les yeux de notre cœur et de notre corps, de peur que notre aveuglement ne nous fasse retomber dans les ténèbres de l’erreur. Nous arrosons vos pieds de nos larmes ; ne repoussez point nos abaissements.

Ô bon Jésus ! que nous ne quittions point vos pieds sacrés, vous qui êtes venu sur la terre dans l’humilité. Écoutez la prière de nous tous, et, dissipant l’aveuglement de nos crimes, faites-nous voir la gloire de votre face dans l’heureux séjour de l’éternelle paix.

Oratio

Páteant aures misericórdiæ tuæ, Dómine, précibus supplicántium : et, ut peténtibus desideráta concédas ; fac eos, quæ tibi sunt plácita, postuláre. Per Dóminum.

Oraison

Que les oreilles de votre miséricorde, soient attentives, Seigneur, aux prières de ceux qui vous supplient et, pour que vous exauciez les désirs de ceux qui vous adressent leurs demandes, inspirez-leur de solliciter ce qui vous est agréable. Par Notre-Seigneur.

Ã. Ille homo qui dícitur Iesus, lutum fecit ex sputo, et linívit óculos meos, et modo vídeo.

Ã. Cet homme, qu’on appelle Jésus, a fait de la boue avec sa salive, et m’en a enduit les yeux, et maintenant, je vois.

Antienne grégorienne “Ille homo”