Mercredi de la 4ème semaine de Carême

La Punchline de Saint Jean Climaque
J’appelle « méchant » celui qui corrompt et obscurcit la loi de Dieu, en l’interprétant selon son propre esprit, et qui, en suivant son opinion erronée, et même quelquefois hérétique, préfère son autorité à celle de Dieu, ses lumières à celles de l’Esprit-Saint.
L’aveugle-né (Io 9, 1-38) : commentaire de Dom Delatte

On a remarqué que le Seigneur, qui est la lumière, s’est plu à guérir les aveugles, et que, soit dans l’Ancien Testament, soit dans le Nouveau, ceux qui ont fait des miracles ont rarement guéri la cécité ; nous pouvons donc, si nous le voulons, reconnaître un caractère symbolique au fait historique ici rapporté. Le Seigneur a été chassé du temple et repoussé par les Juifs. À la porte du temple se trouve un aveugle de naissance : le peuple des gentils. La lumière extérieure de la Loi ne lui a pas été offerte, et peut-être ne lui reste-t-il plus assez de vie pour solliciter sa guérison. La vraie lumière, repoussée par les Juifs, lui sera donnée.

Le Seigneur, dit l’évangile, aperçut un homme aveugle de naissance. Peut-être, en sollicitant l’aumône, disait-il lui-même la date de son infirmité : il pouvait d’ailleurs être bien connu dans la ville. Et les disciples demandent à Jésus : « Maître, le coupable, est-ce lui ? sont-ce ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Autrefois déjà, lors de la guérison du paralytique, il avait plu au Seigneur de reconnaître une relation de causalité entre le péché et l’infirmité (Io 5, 14). Mais s’il est naturel que la curiosité des apôtres interroge sur le péché des parents, puisque la Loi (Ex 20, 5) représentait Dieu comme un Dieu jaloux, « punissant l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération », il peut sembler extraordinaire qu’ils aient supposé chez l’aveugle-né une faute personnelle ayant mérité son châtiment. Les disciples songent-ils à des incarnations successives où l’âme et le corps porteraient le fardeau de fautes commises dans une vie antérieure ? Cela n’est guère plausible, encore que des idées pythagoriciennes aient pu circuler en Judée.

Quoi qu’il en soit, si c’est bien à une faute personnelle que pensent les disciples, il serait parfaitement vain de chercher avec les Pélagiens, dans la réponse de Jésus, une négation du péché originel. La question des apôtres et la réponse du Seigneur sont de même ordre. Elles sont relatives non à la condition lointaine de la souffrance dans le monde, mais à la cause prochaine d’une infirmité déterminée. Or, cette cause ne se trouve ni dans une faute personnelle, ni dans une faute des parents dont l’hérédité eût transmis à l’aveugle la conséquence : elle est dans une disposition divine, nous apprend le Seigneur. Nous sommes créatures ; Dieu est maître et souverain : il peut envoyer l’épreuve même à un innocent. Tout le livre de Job n’a d’autre dessein que de démontrer comment un homme qui souffre n’est pas nécessairement un homme coupable. Dans l’espèce, la cécité a été permise par Dieu afin que fussent manifestées en cet homme les œuvres que le Seigneur accomplit par son Fils. Il me faut bien, dit Jésus, opérer les œuvres de celui qui m’a envoyé, durant les heures du jour : voici venir la nuit où cesse le travail. Il faut travailler, tandis qu’il est jour : le jour est le moment du travail ; la mort vient, et la nuit, qui termine la journée laborieuse. Tandis que je suis dans ce monde, je suis la lumière du monde. Éclairons donc cet aveugle, et tous ceux dont il est l’image. Ce miracle sera expressif d’une réalité qui le dépasse, d’une illumination spirituelle beaucoup plus étendue.

Le Seigneur ne demande pas à l’aveugle, comme autrefois au paralytique, s’il désire être guéri ; il n’exige pas de lui non plus une foi antérieure, comme il l’avait fait souvent. Tous les préparatifs du miracle viennent de Jésus. D’un peu de poussière mêlée à sa salive, il façonne un collyre, dont il touche les yeux de l’aveugle : c’est l’image du catéchuménat et de la préparation au baptême. Puis il dit à l’aveugle-né de se rendre à la piscine de Siloé (qui signifie : l’Envoyé, le Messie), et de s’y laver les yeux. Il n’a pas encore recouvré la vue au moment où le Seigneur le congédie. Quelqu’un peut le guider vers la piscine ; d’ailleurs les aveugles se dirigent facilement eux-mêmes dans les régions qui leur sont familières. L’homme obéit, s’en alla, se lava les yeux, et revint : il voyait. Voilà le fait, qui sera étudié, discuté, contesté, maintenu jusqu’à la fin du chapitre. C’est une scène très vivante et d’un intérêt toujours croissant. Dans une page célèbre de sa Vie de Jésus, Renan a prétendu que jamais miracle n’avait été soumis à une enquête sérieuse, dirigée par des personnages compétents : ici du moins, l’enquête sera conduite avec un luxe rare de précautions et d’exigences, inspiré par une haine attentive.

À la vue du mendiant guéri, voisins et connaissances instituent d’abord l’interrogatoire d’identité. Cet homme est- il bien celui qui se tenait assis, aux environs du temple, implorant la charité ? Les uns disaient : C’est lui. Les autres : Non ; il lui ressemble seulement. Quand on le questionnait, lui, il répondait : C’est moi. — La question de personne une fois résolue, l’enquête se poursuit, non officielle d’abord. Comment vos yeux se sont-ils ouverts ? demande-t-on à l’aveugle d’hier. Voici, dit-il : Cet homme qui s’appelle Jésus a façonné de la boue, m’en a frotté les yeux, et m’a dit : Allez à Siloé, vous y laver. Je m’y suis rendu, je me suis lavé, je vois. — Où est-il, celui qui vous a fait cela ? — Je n’en sais rien.

Nous sommes renseignés déjà sur l’auteur du prodige, sur le sujet, le fait, le procédé. Voici maintenant l’enquête officielle, dirigée par le Sanhédrin, par des savants, des moralistes, des théologiens. Il faut savoir, remarque saint Jean, que c’était en un jour de sabbat que Jésus avait façonné de la boue et ouvert les yeux de l’infirme. Les pharisiens ont connu le fait. Mais ils veulent l’apprendre de l’intéressé lui-même : il se contredira peut-être dans son récit, et on le congédiera comme imposteur : le miracle sera non avenu. Il comparaît donc, et on lui demande comment il a recouvré la vue. Le nom du Seigneur, importun et fatigant, n’est pas prononcé : l’enquête vise le miracle in abstracto et écarte le nom de l’auteur. Mais l’aveugle, qui n’a pas les mêmes raisons de se taire, répond en détail : Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé, je vois. — Le cas était embarrassant : il donnait aux pensées secrètes l’occasion de se traduire. Parmi les pharisiens, les uns déclaraient : Il ne saurait venir de Dieu, l’homme qui ne garde pas le sabbat ; car il a fait de la boue le jour du sabbat !… — Ceux à qui il restait un peu de conscience réclamaient contre ce jugement sommaire : Est-ce qu’un impie pourrait accomplir de tels miracles ? Est-ce que Dieu délègue son pouvoir à ses ennemis ?… Et sous les yeux ouverts du miraculé se produisait cette divergence. À un point de vue, ce lui était chose indifférente : il se sentait bien guéri, et gardait le silence. De nouveau, cependant, on l’interroge : son témoignage avait grand poids et pouvait départager les deux fractions du Sanhédrin : Que pensez-vous de lui ? demande-t-on. Que concluez-vous du fait qu’il vous a ouvert les yeux ? La réponse fut ce que l’on pouvait attendre de la reconnaissance et de la droiture : C’est un prophète, un envoyé de Dieu.

Les Juifs reviennent alors sur la constatation première d’identité. Ils mandent les parents de l’aveugle, qu’ils soumettent à un interrogatoire maussade et menaçant ; auprès des petites gens l’intimidation réussira peut-être. Est-ce bien là votre fils ? demandent-ils. Vous dites qu’il est né aveugle ? Mais comment se fait-il qu’il voie maintenant ? — La réponse est désolante pour les pharisiens : Oui, c’est bien notre fils ; oui, il est bien vrai qu’il est né aveugle ; mais c’est tout ce que nous pouvons dire. Comment il se fait qu’aujourd’hui il voie, nous n’en savons rien ; qui a pu lui ouvrir les yeux, nous ne le savons pas non plus, nous autres. Mais lui doit être renseigné : interrogez-le ; il est d’âge mûr, il vous dira ce qu’il sait. — Les parents de l’aveugle en eussent dit davantage, mais ils savaient la résolution prise par les Juifs d’expulser de la Synagogue quiconque reconnaîtrait Jésus comme le Christ. Aussi, dans leur déposition, s’arrêtent-ils en deçà du péril. Ils s’en tirent fort habilement, et néanmoins disent tout ce qu’il faut pour mettre le miracle hors de doute.

Il semble que rien ne manque plus à la perfection de l’enquête : tous les témoignages concordent. Mais les hommes se guident d’après ce qu’ils ont dans le cœur. Il nous reste un moyen, se disent les pharisiens, de supprimer le miracle gênant et d’apaiser tout ce bruit : c’est d’obtenir le désaveu de celui-là même qui a bénéficié du miracle. De nouveau, ils le font comparaître, et lui déclarent, dans un verdict solennel : Rendez gloire à Dieu. Nous ne contestons pas votre guérison, ni le bienfait de Dieu. Seulement, il faut le rapporter à qui de droit. Vous vous êtes trompé en l’attribuant à Jésus. Nous avons étudié la chose : cet homme n’est pas un prophète, c’est un imposteur et un pécheur. — L’aveugle n’avait rien de la timidité de ses parents. En guérissant les yeux de son corps, le Seigneur avait ouvert ceux de son âme ; et, avec une douce et tranquille logique, il distingue : Je ne sais pas si cet homme est un pécheur : vous le dites, je ne discuterai pas. Mais je sais que j’étais aveugle et que je vois maintenant. — L’embarras des enquêteurs s’accroît de cette réponse paisible. Alors les interrogations irritées le harcèlent ; chacun espère toujours qu’il se contredira, qu’il fournira un élément de contestation. Mais enfin, qu’est-ce qu’il vous a fait ? Comment s’y est-il pris pour vous ouvrir les yeux ?

Sans sortir de son calme, le miraculé essuie le choc de toutes ces questions, et répond, assez ironiquement : Je vous l’ai dit déjà. N’auriez-vous pas entendu ? Pourquoi voulez-vous l’entendre de nouveau ? Est-ce que vous désirez, vous aussi, devenir ses disciples ? — Battus sur le terrain du miracle, les pharisiens essaient de reprendre leur avantage sur le terrain de la doctrine, où les amène la dernière réflexion de l’aveugle-né. Ils commencent par l’injurier et lui reprocher son apostasie : Soyez son disciple s’il vous convient : nous sommes, nous, les disciples de Moïse. Nous savons, nous autres docteurs, que Dieu a parlé à Moïse : mais celui-là, nous ne savons pas d’où il vient ! — Eh bien ! dit l’homme, avec son ferme bon sens, c’est chose étonnante que vous, des maîtres en Israël, vous ne puissiez savoir d’où vient et au nom de qui parle celui qui m’a ouvert les yeux. Ce qu’il a fait vient des trésors de Dieu. Or, Dieu ne livre pas ses trésors aux pécheurs, ses ennemis, mais seulement à ceux qui le servent et accomplissent sa volonté. On n’a jamais ouï dire qu’un homme ait rendu la vue à un aveugle-né. S’il n’était pas de Dieu, il n’aurait pas en ses mains un tel pouvoir !

Il était plus facile de maudire et d’insulter que de répondre. Par une allusion blessante à l’infirmité de l’aveugle-né, les pharisiens repoussèrent la leçon qu’ils avaient eux-mêmes provoquée : « Comment ! vous, un être né tout entier dans le péché, vous nous faites la leçon ! » Et ils l’expulsèrent. — Le Seigneur l’apprit. Celui que les Juifs écartaient de la Synagogue était apte à entrer dans la société nouvelle ; c’était un confesseur de la foi. Aussi le Seigneur vint-il à lui ; et, de catéchumène qu’il était, il en fit un chrétien parfait. Croyez-vous, lui dit-il, au Fils de Dieu ? — Il répondit, reconnaissant son bienfaiteur : Et qui est-ce, Seigneur, afin que je croie en lui ? — Vous l’avez devant vous, c’est lui qui vous parle. — Je crois, Seigneur, reprit l’aveugle, tout rempli maintenant de la lumière de Dieu. Et il se prosterna devant Jésus et l’adora.

Il ne restait plus au Seigneur qu’à recueillir la moralité de tout cet épisode. « Je serai donc venu en ce monde, dit-il avec l’accent de la tristesse, pour juger, pour accomplir un discernement ; afin que recouvrent la vue ceux qui ne voient pas, afin que ceux qui voient soient aveuglés ! » C’est le sort de la lumière : elle est accueillie par l’œil sain, l’œil malade en souffre et la maudit. Quelques pharisiens, qui se trouvaient alors auprès du Seigneur, entendirent ses paroles, et lui demandèrent : Est-ce que nous sommes, nous aussi, du nombre de ceux qui ne voient pas ? Nous rangez-vous au nombre de ceux qu’aveugle votre lumière ? — À cette question ironique, le Seigneur se borne à répondre : Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Nul n’est coupable de se dérober à une lumière qu’il ne voit pas. Mais vous dites : Nous voyons… Et en effet, vous avez mission pour voir et pour guider vers Dieu, vers le Messie ; vous avez la clef de la science ; d’autre part, les indices ne vous ont pas manqué pour reconnaître où est la lumière ; de droit et de fait, vous avez raison de dire : Nous voyons. Mais la faute est de retenir captive dans l’injustice la vérité que l’on voit (Rm 1, 18), de trahir sa conscience, de se dérober à ce que la vérité exige de nous, de dérober la vérité à ceux que l’on a la charge d’éclairer. Le bien est de voir et de suivre la lumière qui nous vient de Dieu. Parce que vous prétendez voir, votre péché demeure ; vous êtes coupables, à proportion de votre science, de votre science méprisée et démentie.

Prières

Oratio

Deus, qui et iustis præmia meritórum et peccatóribus per ieiúnium véniam præbes : miserére supplícibus tuis ; ut reátus nostri conféssio indulgéntiam valeat percípere delictórum. Per Dóminum.

Oraison

Ô Dieu, qui, par le moyen du jeûne, accordez aux justes la récompense de leurs mérites et aux pécheurs le pardon de leurs fautes, ayez pitié de ceux qui vous supplient, afin que l’aveu de notre culpabilité nous obtienne de recevoir la rémission de nos offenses.

Oratio

Præsta, quæsumus, omnípotens Deus : ut, quos ieiúnia votiva castígant, ipsa quoque devótio sancta lætíficet ; ut, terrénis afféctibus mitigátis, facílius cæléstia capiámus. Per Dóminum.

Oraison

Faites, nous vous en supplions, ô Dieu tout-puissant, que nous mortifiant par ces jeûnes solennels, nous ressentions la joie d’une dévotion sainte, en sorte que l’ardeur de nos affections terrestres étant diminuée, nous goûtions plus aisément les choses du ciel.

Oratio

Páteant aures misericórdiæ tuæ. Dómine, précibus supplicántium : et, ut peténtibus desideráta concédas ; fac eos, quæ tibi sunt plácita, postuláre. Per Dóminum.

Oraison

Que les oreilles de votre miséricorde, soient attentives, Seigneur, aux prières de ceux qui vous supplient et, pour que vous exauciez les désirs de ceux qui vous adressent leurs demandes, inspirez-leur de solliciter ce qui vous est agréable.

Préface de la liturgie Mozarabe (sur la guérison de l’aveugle-né)

Il est juste et équitable que nous vous rendions grâces, Seigneur saint, Père éternel, Dieu tout-puissant, par Jésus-Christ votre Fils, notre Seigneur. Lui qui, répandant l’illumination de la foi, a chassé les ténèbres de ce monde, et a fait enfants de la grâce ceux qui étaient captifs sous la juste condamnation de la loi.

Il est venu en ce monde pour exercer un jugement selon lequel ceux qui ne voyaient pas seraient appelés à voir, et ceux qui voyaient deviendraient aveugles : en sorte que ceux qui confesseraient les ténèbres de leurs erreurs recevraient la lumière éternelle qui les délivrerait des ombres du péché.

Quant à ceux qui, fiers de leurs mérites, pensaient avoir en eux-mêmes la lumière de justice, ils devaient, par une juste raison, s’abîmer dans leurs propres ténèbres. Enflés d’orgueil et pleins de confiance en leur propre justice, ils ne songèrent pas à chercher le médecin qui pouvait les guérir. Ils étaient libres d’entrer par Jésus qui disait : Je suis la porte pour aller au Père ; mais parce que dans leur malice ils s’enorgueillissaient de leurs mérites, ils demeurèrent dans leur aveuglement.

Nous venons donc dans l’humilité, ô Père très saint ! Ce n’est point en présumant de nos mérites que nous découvrons nos plaies devant votre autel ; nous confessons les ténèbres de nos erreurs, nous dévoilons le secret de nos consciences. Faites-nous trouver le remède à nos blessures, la lumière éternelle pour éclairer nos ténèbres, l’innocence pour purifier nos âmes. Nous désirons avec ardeur contempler votre face ; mais nos ténèbres ordinaires nous tiennent aveuglés. Nous voudrions voir le ciel, et nous ne le pouvons, ayant les yeux obscurcis par nos péchés ; nous n’avons point imité dans leur vie sainte ceux qui, à cause de leurs vertus, ont été appelés « Cieux ».

Venez donc à nous, ô Jésus ! à nous qui prions dans votre temple, et guérissez-nous tous en ce jour, vous qui n’avez pas voulu astreindre au Sabbat ceux qui opèrent vos merveilles. Nous découvrons nos blessures devant la majesté de votre saint Nom ; appliquez le remède à nos infirmités. Secourez vos suppliants, vous qui de rien nous avez créés, faites un collyre, et touchez les yeux de notre cœur et de notre corps, de peur que notre aveuglement ne nous fasse retomber dans les ténèbres de l’erreur. Nous arrosons vos pieds de nos larmes ; ne repoussez point nos abaissements.

Ô bon Jésus ! que nous ne quittions point vos pieds sacrés, vous qui êtes venu sur la terre dans l’humilité. Écoutez la prière de nous tous, et, dissipant l’aveuglement de nos crimes, faites-nous voir la gloire de votre face dans l’heureux séjour de l’éternelle paix.

Antienne
Ã. Ille homo qui dícitur Iesus, lutum fecit ex sputo, et linívit óculos meos, et modo vídeo.

Ã. Cet homme, qu’on appelle Jésus, a fait de la boue avec sa salive, et m’en a enduit les yeux, et maintenant, je vois.

Antienne grégorienne “Ille homo”

Antienne Ille homo